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La résidence alternée : ce que je conseille aux parents pour l’intérêt de leurs enfants

Quand je reçois des parents dans mon cabinet, ils me demandent souvent si la garde alternée est la meilleure solution pour leur enfant. Je leur explique que, si elle peut être un excellent moyen de maintenir des liens solides avec chacun des parents, elle ne convient pas à toutes les situations.

La proximité des domiciles, la compatibilité des emplois du temps et la capacité des parents à communiquer autour de l’organisation quotidienne sont essentiels pour que ce mode de garde fonctionne.

J’insiste toujours sur le fait que l’intérêt supérieur de l’enfant reste la priorité, et que le juge prend également en compte l’âge de l’enfant, son rythme scolaire et ses besoins affectifs.

Quand recommander la résidence alternée?

La proximité géographique et les emplois du temps compatibles

Lorsque je rencontre des parents vivant à proximité, avec des horaires compatibles, je sais que la résidence alternée peut fonctionner. Des trajets trop longs ou des emplois du temps très différents risquent de fatiguer l’enfant et de perturber sa vie scolaire.

Une communication fluide entre parents

Je rappelle toujours que, pour que la résidence alternée soit sereine, un minimum de communication est indispensable. Les décisions concernant l’école, la santé ou les activités doivent être prises ensemble, dans l’intérêt de l’enfant.

L’âge et les besoins de l’enfant

J’évalue avec les parents l’âge de l’enfant et sa capacité à s’adapter à une alternance régulière. Les besoins affectifs, le rythme scolaire et le bien-être général sont essentiels pour déterminer si la résidence alternée est adaptée.

Les limites que j’explique aux parents

Stress et instabilité pour l’enfant

Je vois souvent des situations où la résidence alternée, mal organisée, génère stress, fatigue et instabilité. L’enfant peut se sentir tiraillé entre ses parents ou subir des changements trop fréquents, ce qui nuit à son équilibre.

Quand la résidence alternée n’est pas adaptée

Si les parents ont des conflits persistants ou des emplois du temps très différents, je leur explique qu’une résidence principale avec droit de visite pour l’autre parent peut mieux protéger l’intérêt de l’enfant.

Mon conseil : l’intérêt de l’enfant avant tout

Pour moi, la résidence alternée peut être un cadre stable et sécurisant, mais seulement si les conditions sont réunies. Sinon, elle risque de créer plus de difficultés que de solutions. Chaque situation est unique et le juge privilégiera toujours l’intérêt de l’enfant avant toute répartition mathématique du temps parental.